ATELIER D’ECRITURE : 46 jours plus tard …

Aujourd’hui, un petit partage avec vous d’un beau texte d’élève publié sur l’atelier d’écriture en ligne “spécial confinement”:

Le jeu de la vie 
Certes, mon cœur bat toujours, mais plus de la même manière.
Autrefois, il bondissait de joie et profitait de mes expériences pour gagner en maturité.
Chaque matin, quand la lumière du jour frappait délicatement sur mes yeux clairs, il prenait cela comme la case départ de la journée, le jeu commençait, sans plus d’informations.
C’était parti, mais qu’allait-il se passer ? Lui comme moi, on ne se doutait de rien.
Chaque heure ressemblait comme se différenciait de la précédente.
Notre chance était que nous possédions la force, celle de contrôler en partie la suite des péripéties, décidions-nous de nous détendre ? Ou de sortir manger une glace entre amis ? De faire quelque chose de fou qui nous mettrait en danger ? De nous mettre dans une position délicate puis de chercher solution à cela ? Le choix était multiple et réel ! La suite était inconnue, aucun don, rien ni personne n’imaginait sur quelle case du plateau de jeu nous allions tomber.
Aujourd’hui, pendant ce confinement chaque case se ressemble, peut-être un minuscule détail fera qu’elle ne sera pas exactement la même que celle d’hier.
Ce que nous mangeons par exemple ou encore le temps qu’il fait dehors.
Mais rien de cela n’est assez important pour nous classer comme maître du jeu.
Ou tout simplement comme un être humain qui souhaite profiter de ses instants.
Sans compter les choses les plus banales qui nous sont interdites.
Danser sous la pluie, rire de petites choses entre amis, sentir l’air frais nous faire frissonner ou le soleil qui tape sur notre peau.
Des détails auxquels personne d’entre nous ne se préoccupait fut un temps ! Mais aujourd’hui toutes ces minimes sensations nous manquent, nous ne pensons plus qu’au jour où nous serons libres de profiter de notre être !
Finalement, sont-elles si peu importantes ?
Non, elles sont essentielles !
Essentielles à la bonne humeur, à la joie et à notre manière d’appréhender le futur.
Et c’est aujourd’hui, dans un état de crise majeure que nous prenons conscience de l’importance de notre centaine d’années passées sur cette planète.
En ce moment, la solitude nous capture tous, le bonheur en lui-même n’est plus présent, la joie nous quitte petit à petit car le jeu est arrêté.
Alors à nous de faire en sorte qu’il redémarre !

Denni Chloé, 2NDE3

 Le sujet était le suivant : Nous avons tous une personne ou un lieu, un objet, un aliment ou autre, précis, singulier, qui nous manque en ce temps de confinement. En nous, apparaît son nom, ou son nom propre dont nous retiendrons l’initiale. Pour donner à entendre l’absence de cette personne, de ce lieu, de cet objet ou autre, nous allons écrire un lipogramme, un texte à l’intérieur duquel nous n’utiliserons jamais cette initiale

Ce texte vous a plu ? Venez en lire plein d’autres sur l’atelier ! Le sujet vous inspire ? Venez écrire votre lipogramme sur ce qui vous manque le plus ou venez voir plein d’autres sujets proposés, dont le sujet du moment ! 

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